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Accueil > Evenements  > Petit RamDam des tiers-lieux : rencontres, formations et liens avec le territoire

Vendredi 27 mars s’est tenue l’édition 2015 du petit RamDam des Pyrénées atlantiques organisé par la Coopérative des Tiers-Lieux et rassemblant un certain nombre d’acteurs locaux, dont notre association. Plusieurs membres de l’association Coworking Pays basque étaient présents lors de cette journée. Voici quelques notes au retour de cet événement…

Un réseau, des rencontres

L’une des forces de ce type d’événement, c’est de rassembler en un même lieu des personnes qui, bien que travaillant sur un même thème, mènent d’ordinaire leurs barques séparément. Concrètement, le RamDam matérialise la communauté des tiers-lieux. Ici, nous avons par exemple rencontré des membres d’autres espaces de coworking, des représentants de la Région Aquitaine ou les membres de la Coopérative des Tiers-Lieux. Le café (petit-déjeuner offert par EkoEtik) fut très convivial.

La MVC Polo Beyris : un tiers-lieu avant l’heure

La journée s’est ouverte sur un temps d’accueil lors duquel nos hôtes de la Maison de la vie citoyenne (MVC) Polo Beyris se sont présentés. Il était surprenant de découvrir à quel point ce lieu, ouvert depuis 1962, correspond à l’idée qu’on se fait des tiers-lieux aujourd’hui. En tout cas, nous avons été très bien accueillis. Au fil de la journée, nous avons croisé dans cette maison la conférence sur les tiers-lieux, un atelier couture, des expositions, des enfants venant prendre le goûter… Un véritable lieu de vie !

Plein d’espaces

Lors de la présentation du projet Coworking Pyrénées, une chose est apparue clairement : l’essor des tiers-lieux et notamment des espaces de coworking. Lors de l’enquête, pas moins de 230 lieux ont été identifiés dans les Pyrénées, de part et d’autre de la frontière. De son côté, la Coopérative des Tiers-Lieux a recensé une bonne cinquantaine d’espaces en Aquitaine, tandis qu’en Catalogne, Cowocat regroupe environ 130 espaces. L’immense majorité de ces projets a moins de deux ans ! Et encore, ce ne sont que les espaces recensés. Ici, sur l’agglomération bayonnaise, on découvre régulièrement d’autres projets par le bouche-à-oreille…

Présentation des espaces de coworking de Tarnos, Bayonne et Biarritz

Présentation des espaces de coworking de Tarnos, Bayonne et Biarritz

De nouveaux lieux d’apprentissage

Le thème phare de cette journée était la formation. Et sur ce thème, d’après les études et les témoignages, les tiers-lieux font émerger de nouvelles façons d’enseigner et de se former.

Les tiers-lieux comme les espaces de coworking sont propices à la rencontre de personnes aux talents variés. L’ensemble gagne en valeur grâce à la diversité et au nombre. Dans le même temps, chacun, au contact des autres, acquiert une meilleure vision des différentes compétences. On perçoit ce qu’on peut transmettre et ce qu’on peut recevoir. Or les espaces de coworking sont organisés pour favoriser les expérimentations. Émergent alors des formations dispensées ou sollicitées par les coworkers.

La particularité de ces formations, c’est que les savoirs échangés sont très proches des métiers. Dispensées ou demandées par des professionnels en activité, au rythme de leurs besoins, les formations sont en prise directe avec la réalité du terrain, elles évoluent en temps réel. À l’heure où s’adapter est crucial, elles font par exemple la part belle à la polyvalence, à l’autonomie ou à la capacité d’invention.

Si les tiers-lieux sont des viviers de savoir-faire, cela n’enlève rien à la valeur des savoirs (peut-être davantage théoriques) disponibles dans des lieux plus traditionnels tels que les universités, les médiathèques ou les centres de formation. Mais de fait, ces structures sont généralement indépendantes les unes des autres. Alors le défi n’est-il pas de tisser des liens entre ces écosystèmes et de les rendre perméables ?

S’intégrer dans le territoire

L’un des sujets de barcamp était « comment créer des liens entre les tiers-lieux et le territoire ? »

D’abord, il était amusant de remarquer que la question « pourquoi créer des liens ? » ne se posait pas vraiment. Car la réponse est toute trouvée : les tiers-lieux recherchent ces liens par nécessité autant que par vocation. Dans le cas d’un espace de coworking, les utilisateurs viennent majoritairement trouver un lien social qui leur manque, ils ne souhaitent donc pas se retrouver dans un lieu refermé sur lui-même à une échelle un peu plus grande. Par ailleurs, le modèle économique des espaces de coworking est généralement fondé sur le nombre de coworkers, et rien de tel, pour en trouver de nouveaux, que d’être visibles et accueillants.

La relation au territoire étant posée, quelles sont les recettes qui fonctionnent ? Peu de nouveauté ici, peut-être du fait de la jeunesse de la plupart des projets. Retenons quand même les conseils suivants :

  • aller à la rencontre des autres, sortir de son cocon, ne pas se concentrer uniquement sur les rencontres au sein du tiers-lieu ;
  • privilégier les contacts techniques plutôt que les contacts politiques, car les premiers restent, tandis que les seconds changent ;
  • proposer des projets, amener des idées, tout en restant à l’écoute ;
  • parler d’expérimentations, car faute d’expérience on ne sait pas exactement ce que les projets peuvent donner – mais s’ils sont raisonnables, les risques deviendront acceptables ;
  • se regrouper afin d’être mieux identifié et plus visible, mais aussi pour représenter davantage que sa petite zone d’influence. Jordi Silvente citait l’exemple de la ville de Barcelone qui, souhaitant implanter un espace de coworking dans un quartier, ne pensait pas s’adresser aux espaces existants dans les autres quartiers mais a trouvé en Cowocat un interlocuteur légitime.

De l’importance des réseaux

Si je ne devais retenir qu’une seule chose de cette journée, ce serait l’importance des réseaux, et plus généralement des liens avec d’autres structures, dont, entre autres :

  • les tiers-lieux via la Coopérative des Tiers-Lieux ;
  • les autres espaces de coworking de l’agglomération Côte basque – Adour ;
  • les structures et lieux « traditionnels » de travail et de savoir, sur l’agglomération également.

En un mot, mon sentiment à la sortie de cette journée était que ces liens tissés en réseau et avec le territoire font à la fois la matière et la saveur du coworking. À entretenir et développer donc…

Et Coworking Pays basque dans tout ça ?

Où en est Coworking Pays basque ? Au premier trimestre 2015, nous revisitons nos fondamentaux : emménagement dans un local où l’on se projette pour au moins 3 ans ; travail autour du modèle économique, avec notamment la nouvelle grille tarifaire ; et réappropriation et expression de nos valeurs.

Côté réseaux, le petit RamDam des Pyrénées-Atlantiques 2015 fut une occasion de rencontrer du monde. Reste à entretenir ces liens et à en créer de nouveaux. Coworking Pays basque est déjà adhérent de la Coopérative des Tiers-Lieux et participe à Coworking VISA, mais il y a matière à intégrer d’autres initiatives, et notamment à renforcer nos liens avec les autres espaces de l’agglomération.

Enfin, les projets liés à la formation, comme celui d’accueillir des étudiants MOOC, semblent plus pertinents que jamais. Ils offrent de belles perspectives pour se connecter davantage avec notre région, ses structures, ses habitants.

Actions à suivre…

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